Pendant ce temps, Safran, enfermée dans sa chambre, continuait à jouer aux cartes, mais depuis peu sous le bavardage incessant de Rodney.
-Attend j’y crois pas, ils me chassent de ma chambre, parce que j’ai « violé leur intimité » ! Style ! Ils avaient qu’à pas se violer dans mon matelas, merde ! Qu’est ce que tu fais ?
-Je tire les cartes. Tiens ? Quelqu’un est mort.
-Ah bon ? Tu vois des trucs comme ça ?
-Enfin… Là, j’ai l’arcane majeure, la numéro 13, la mort, quoi, et l’arcane plus que mineure 28ter, le poids-lourd12.
-Ah, d’accord.
La porte s’ouvrit soudain violemment d’un coup de pied de June, qui avait l’air un peu énervée.
-Et meeeeerde, c’était la mauvaise jambe…
-Aaaah, ça va ? Ca fait pas trop mal ?
-C’est gérable. Ah, quelqu’un est mort.
-On sait.
-Et c’est tout ce que ça vous fait ?
-Ben…
-Si la police débarque pour ces histoires de camion, on est mal, vous savez ?
-Ben pourquoi ? demanda Safran.
-Ben euh…
-Parce que…
-C’est trop compliqué, rendors-toi.
-Bon, bon. Tu veux connaître ton avenir ?
-Tu crois à ces trucs-là ?
-Non, mais c’est rigolo…
-Fais toujours…
Safran remélangea son paquet, puis tira trois cartes.
-Alooooooors, bon, ah, hum, bon, on va faire aussi le numéro complémentaire et le jackpot jackpot, sinon on ne va pas s’en sortir…
-Pardon ?
-C’est trop compliqué, rendors-toi.
-Ha, ha, ha, fit June sans joie.