Quelques minutes plus tard, le patron revint.
-Voilà, ça c’est réglé, elle part préparer son sac. Hum… Je crois que c’est tout… Ah, oui, sans transition, j’ai réussi à obtenir l’autorisation de Mr Johnson pour interroger le ravisseur.
-Celui que notre écrivailleuse a complétement zappé dans l’épisode 47 ?
-Celui-là, oui. Il doit être à point, ça fait un peu plus de vingt-quatre heures qu’il est attaché sur une chaise sans manger ni boire.
-Ouais, ça calme ça, c’est sûr… Vous le faites avec Miles ?
-Oui, il prendra des notes sur son PC.
-C’est tout ce que vous avez trouvé pour qu’il soit pas confiqué ?
-Non, l’Agent Ken a également fait vœu de silence et ne s’exprime plus que par traitement de texte.
-Mort de rire, je vais l’appeler Bernardo !
-Mais Rodney-euh ! C’est pas beau de se moquer !
-Ouah, Ally elle veut pas qu’on dise du mal de son chéri !
-De son chéri ? Comment ça ?
-Euh, ben, je crois qu’elle craque sur lui !
-Ah, mais ça ne va pas plus loin, hein ? Pas de relations entre agents, c’est dans le règlement, sinon c’est le bordel au moment de la rupture…
-Oui, mister, assurément, ça n’ira nulle part8.
-Mouais, j’espère… Alors vous réceptionnez Luigi dans le Hall d’entrée, il vous indiquera le chemin jusqu’à la plage.
-On y va à pince ?
-Et bien, oui, je vous rappelle qu’il n’y a aucune route carrossable sur cette île.
-Mais ma jambe ?
-Vous pouvez marcher, non ?
-Oui, mais, elle est pas bien remise, alors, si je me foule la cheville ? Un faux pas, ça va… très vite, c’est, très dangereux9.
-Vous vous débrouillez. Au fait, si j’ai bien compté, ce soir, vous n’avez plus d’attelle. Le traitement, c’est allé ?
-Oui, oui, nickel.
-Allez, comme je suis gentil, ce soir, je vous autorise à faire la fête.
-En quel honneur ?
-Et bien, en l’honneur de ce que vous êtes de nouveau opérationnelle !
-Ah, oui, bien sûr.
-Bon, allez-y. Bonne chance et à ce soir. Ah, non, le pique-nique ! Vous passez le prendre aux cuisines !