Accueil Date de création : 06/12/07 / Dernière mise à jour : 25/03/08 19:07 / 122 articles publiés
 

La plage  posté le dimanche 17 février 2008 18:28

   Pendant tout ce temps, le groupe des cinq qui partaient à la plage… partait à la plage15. Ils étaient à ce moment-là à moitié perdus dans la jungle touffue qui entourait le manoir.

            -Raaaah mais c’est quoi cette végétation de merde, là !

            -Vous êtes pas doués les boulets, vous auriez pu emmener une machette…

            -Hé, le môme, ta gueule.

            -/!\Fais gaffe, me cherche pas, le grand blond, sinon je raconte à mon père que tu m’as demandé de te tripoter.

            -L’autre menteur, là ! T’aimerais ça en plus j’suis sûr !

            -Euh, fit June, Rodney ?

            -Oui ?

            -Tu te rends compte de ce que tu viens de dire ou tu fais pas exprès ?

            -Mais j’ai dit quoi16 ?

            -C’est bon, laisse tomber. (fin du /!\) Et ne serre pas mes jambes comme ça, tu me fais mal…

            -Désolé, je commence à avoir mal au dos.

            -Ah ouais d’accord, moi j’ai une attelle et je peux pas marcher et mister se plaint que je lui fais mal au dos !

            -Mais tu peux très bien marcher ! Et mettre des coups de pieds bien placés, aussi !

            -Pas sur ce sol inégal. Et fais gaffe à ce que tu dis, parce que ça pourrait bien t’arrive. Et quand je menace, derrière, ça va… très vite, c’est, très dangereux17. Wow, les midinettes, cria t-elle pour les deux filles restées derrière, on traîne pas !

            -C’est facile à dire ! répondit Ally. T’as déjà essayé de marcher dans la jungle avec des tongs ?

            -Ben, j’imagine que ça doit pas être facile… Mais t’as pas de tongs !

            -Justement ! Tu imagines combien ça peut être pire, pieds nus ?

            -Mais si tu veux Ally je peux te passer mes tongs hein, moi ça me gène pas pieds nus, fit Safran.

            -Avec le nombre de serpents venimeux, de plantes carnivores et d’agents pathogènes que tu peux attraper par les pieds ? Ton père me tuerait.

            -Mais pourquoi on dirait que vous avez… Je sais pas, peur de lui ? Il a quand même pas droit de vie ou de mort sur vous ?

   Un concert de toussotements soutenus se fit aussitôt entendre, de façon si soudaine qu’on aurait cru une épidémie de grippe particulièrement fulgurante18.

            -Ouhla, y a des miasmes qui circulent dans cette forêt…

            -Vous inquiétez pas, on en est bientôt sortis, déclara Luigi.

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La plage  posté le dimanche 17 février 2008 18:35

   En effet bientôt la jungle s’ouvrit devant eux pour laisser place à une plage de fin sable blanc, bordant une mer d’un si beau turquoise qu’il en faisait mal aux yeux19. Le ciel très pur laissait gentiment passer le soleil et une chaleur tropicale frappait l’île dès que l’on sortait des ombres de la forêt vierge (ou du manoir climatisé). Rodney, Ally et Safran laissèrent tomber les sacs qu’ils portaient sous le coup de l’émotion. June sortit une belle collection de jurons parce que Rodney l’avait laissé tomber dans le sable.

            -Je la déteste, fit Luigi avec une expression de dégoût visible.

   Safran commença à débaler des serviettes de son sac, et à les étaler dans le sable histoire de faire bronzette20. Ally avait aussitôt couru nager dans la mer d’huile. Rodney n’en était toujours pas revenu et restait bloqué devant la vision de la plage. June se releva en se plaignant du sable dans ses chaussures.

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La plage  posté le dimanche 17 février 2008 18:37

            -Ben, je veux pas dire, mais pour aller à la plage t’aurais pu mettre autre chose que des Rangers21, fit Luigi.

            -C’est mes préférées, et chez ton reupè je peux pas les mettre parce que ça va pas avec le mobilier.

            -C’est vrai que… Ben… Elles sont pas terribles… Elles sont vachement abîmées, non ?

            -Tu veux dire que je pourrais les balancer ? C’est pas faux… Mais petit un : Mon daron à moi, j’le connais pas et de toute je pense pas qu’il soit millionnaire, donc je garde mes chaussures jusqu’à ce qu’elles soient plus mettables, et petit deux, c’est des souvenirs, c’est le cadeau que je me suis fait avec ma première paye…

            -Mais tes pieds ont pas grandi depuis tes quinze ans ? demanda Rodney.

            -Si, mais à quinze ans j’étais stagiaire, pas agent. Du coup El General me payait pas. Ma première paye je l’ai eue à dix-sept ans.

            -C’est qui, El General, demanda Luigi ?

            -L’ancien patron, avant Le Boss. Y s’est fait démissioner par une autre agence il y a… Pff… Il y a bien cinq ans…

            -Comment ça, il s’est fait démissioner ?

            -/!\Ca veut dire qu’il a pris deux balles dans la nuque, mais je crois que June voulait épargner ta sensibilité22(fin du /!\).

            -Rodney ?

            -Oui ?

            -T’es con.

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La plage  posté le dimanche 17 février 2008 18:50

            -Mais euh… C’est dangereux votre métier ?

            -Hein ? Euh, non, écoute, pas tant que ça, hein, bon il y a les horaires à coucher dehors, et puis le stress, et le salaire pas terrible, et puis on sait ce qu’on risque, on se fait pas d’illus, quoi…

            -Donc ça va… très vite, c’est, très dangereux23.

            -Oui mais… Bon, va jouer, c’est pas d’ton âge.

   Toujours bouche bée, Luigi se dirigea de façon un peu mécanique vers l’eau turquoise.

            -Vas-y, il faut vraiment que tu sorte toujours LE truc, quoi… fit June, une fois celui-ci parti.

            -Mais quoi ? A vous entendre, tous, on dirait qu’à chaque fois que j’ouvre la bouche je sors une connerie !

            -C’est un peu ça.

            -Pardon ?!

            -Ca n’est pas ça.

            -Ah !

            -C’est juste que parfois tu sais pas te tenir et franchement c’est chiant. Hé, il y a des gens qui se pointent par ici.

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La plage  posté le dimanche 17 février 2008 18:52

   Effectivement, deux personnes arrivaient de leur côté, longeant la mer.

            -Bonjour ! firent-ils avec de grands coucous, quand ils furent arrivés pas trop loin.

   A ce moment-là, Luigi, qui jouait au ballon avec Ally, sortit de l’eau pour leur faire la bise. Les trois agents s’approchèrent des nouveaux venus. Il y avait un jeune homme, d’une vingtaine d’années, et une jeune adolescente d’environ quinze ou seize ans.

            -Bonjour, fit le premier. J’appelle Soroya, et…

            -Moi c’est Murène, poursuivit l’autre24.

            -Et bien, euh, bonjour…

            -Hé, décontractez, fit Luigi, c’est bon, je les connais, c’est des potes à moi. Qu’est ce que vous faites là ?

            -Ben, on était venus se baigner, fit Murène, il fait super beau… Tu nous présente tes accompagnateurs, Gigi ?

            -Ils n’ont pas d’importance, ils sont juste là pour me fliquer.

            -Pff, môme de riche, va, dit Soroya en lui ébouriffant les cheveux, sous les cris du petit garçon. Vous êtes des invités de Tiki25, non ? fit-il pour les autres. Nous on habite le village, de l’autre côté de l’île par rapport au manoir…

            -Le village ? Mais, euh, fit Ally, je croyais que cette île était la propriété privée de Mr Johnson…

            -Oui, mais Tiki est plus sympa qu’il peut en avoir l’air au premier abord. Avant on vivait dans les îles où c’est à moitié radioactif, où ils ont fait des essais nucléaires dans la fin des années 1990. Tiki s’y est pointé avec un compteur Geiger, il a hurlé, et il nous a proposé de venir vivre ici. On regrette pas, maintenant on a la Wifi26.

            -Ah je savais pas… Je savais juste que sa mère était polynésienne.

            -Ben, justement, on est genre cousins au deuxième degré.

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